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BLEACH
Blew
Pour tous les titres de Bleach Cobain niait une quelconque profondeur dans les paroles, cependant, comme pour beaucoup d'autres, Blew ne contient que quelques mots simples mais suffisement suggestifs pour engendrer une réelle puissance à travers l'évocation de ses thèmes.
On ne sait pas à qui il s'adresse, il réclame le droit
d'exploser, de perdre ou de respirer, chaque requête étant
précédée par "If you wouldn't mind" (si cela ne vous
dérange pas), il n'y a pas de détails mais seules la douleur
et la frustation apparaissent de cette personne qui veut sortir d'un mauvais
pas mais qui est conscient que ses plaintes éffacées n'ont
que peu de chance de lui apporter la libération attendue.
La coda de la chanson, "You could do anything" (tout est possible),
est ironique et confirme le peu d'espoir...
Il est systématiquement qualifié de "simple, aimable et attachant" par ses fans, et pourtant ce personnage est issu du Andy Griffith Show qui a montré la vie d'une petite ville américaine de 1960 à 1968 de manière ahurissante
Ainsi est né Floyd, personnage calibré pour reconforter l'amérique des années 60, alors que les valeurs morales étaient remises en questions les seuls événements de ce show étaient une partie de pêche ou la dégustation d'une tarte maison...!!! Cette amérique rurale imperturbable étaient peuplés de personnages blancs, polis, apparement chrétiens et pour les novices ils paraissaient attardés. En effet dans ce pays les noirs, hippies, libres penseurs et autres marginaux ne pouvaient passer les limites de la ville. Les personnages étaient les suivant, Floyd, l'assistant du shériff, le poivrot, le pompiste, le shériff et la tante Bee du fils du shériff.
Tout ceci pour dire que Cobain issu d'une autre petite ville (Aberdeen) ne reconnaissait pas du tout l'amérique qu'il connaissait dans ce feuilleton, chez lui les ivrogne n'étaient pas adorables, et l'esprit de la communauté tentdait plus vers la morosité que vers le "Reprenez donc une part de tarte".
Au début de la chanson kurt cherche à se faire raser et se rend chez Floyd mais les événements ne ressemblent pas au feuilleton... Il est ligoté sur le fauteuil par l'assistant du shériff, tailladé par le fils du shériff et sa tante et pour finir achever par le shériff lui même. Tout ceci n'étant évoquer que dans quelques lignes sans plus de détails.
Cette vision du Andy Griffith Show ressemble à celle paru en 1978 dans un magazine où le shériff et son assistant quitte la table de tante Bee lorsque'ils apprennent l'arrivée du premier visiteur noir dans leur ville et reviennent à table une fois que le lynchage est terminé pour reprendre une part de tarte.
Ironiquement cette émission est peut
être une des dernières que Kurt aura vu puisqu'elle était
rediffusée le soir de son suicide sur la chaîne où
son poste était allumé....
Une des mélodies les plus douces de cet album pour raconter
d'une manière sympathique les émotions d'une personne qui
n'a plus que sa foi en Dieu pour essayer de sauver son esprit au bord de
la folie. Cette chanson adopte une composition que l'on retrouve sur plusieurs
morceaux qui consiste à alterner des passages lents et calmes avec
des passages beaucoup plus violents.